International
Présidentielle au Pérou: l’ONU appelle « au calme » dans l’attente des résultats
AFP/Salle de presse
La Haute-Commissaire des Nations unies aux droits humains, Michelle Bachelet, a appelé lundi au « calme pour éviter de nouvelles fractures sociales » au Pérou où le résultat définitif du second tour de l’élection présidentielle du 6 juin n’est toujours pas connu.
« Je suis préoccupée de voir comment ce qui devrait être une célébration de la démocratie est en train de devenir un foyer de division qui crée une fracture toujours plus grande au sein de la société péruvienne », a déclaré Mme Bachelet dans un communiqué.
« J’appelle à la réflexion, au calme et au respect des valeurs démocratiques », a ajouté la Haute-Commissaire.
Lundi, huit jours après le scrutin, le Jury national des élections (JNE) a poursuivi son examen des recours déposés à la suite de l’élection présidentielle opposant Pedro Castillo (gauche radicale) et Keiko Fujimori (droite populiste).
Selon le dernier décompte officiel portant sur 99,94% des bulletins, les deux candidats ne sont séparés que de 48.000 voix à l’avantage de M. Castillo, soit 50,13% pour le candidat de la gauche et 49,86% pour son adversaire.
Mais Mme Fujimori, qui est dans le collimateur de la justice pour une affaire de corruption, conteste cette avance et a notamment demandé mercredi l’invalidation de plusieurs dizaines de milliers de bulletins.
« Nous allons nous défendre par tous les moyens que l’Etat de droit nous accorde », a-t-elle déclaré dans une vidéo diffusée lundi, où elle annonce également qu’un ancien responsable du tribunal constitutionnel, l’avocat Oscar Urviola, s’occupera de sa « défense vis-à-vis de tous les organismes compétents ».
Au total, les bulletins de 165 bureaux de vote doivent être recomptés par le JNE, 151 à la demande de Mme Fujimori et 14 à la demande de M. Castillo.
Aucune date n’a encore été donnée pour l’annonce des résultats définitifs et l’autorité électorale est sous la pression des partisans des deux candidats qui manifestent quotidiennement devant ses locaux dans le centre de Lima.
La mission d’observation électorale de l’Organisation des Etats américains (OEA) a déclaré vendredi ne pas avoir relevé de « graves irrégularités » dans le scrutin présidentiel au Pérou qu’elle a qualifié de « positif ».
M. Castillo, quant à lui, a demandé à ses supporters de la « sérénité », car il estime avoir gagné.
Dimanche, le JNE a proclamé les résultats définitifs des législatives qui avait eu lieu le 11 avril en même temps que le premier tour de la présidentielle. Le Parlement, qui compte 130 sièges, est à nouveau très fragmenté à l’issue du vote.
Le parti de M. Castillo, Peru Libre, est arrivé en tête avec 37 sièges, devant Fuerzo popular de Keiko Fujimori (24 sièges). Le futur chef de l’Etat devra nouer des alliances pour faire passer ses réformes, 66 sièges étant nécessaires pour faire approuver une loi.
International
La mort de deux agents américains au Mexique ravive les tensions avec Washington
Les États-Unis se sont engagés à respecter les lois et la Constitution du Mexique après l’envoi d’une note diplomatique par le gouvernement mexicain, a déclaré mardi la présidente Claudia Sheinbaum.
La controverse a éclaté après la mort de deux agents américains dans un accident de la route survenu le 19 avril dans l’État frontalier de Chihuahua, au nord du pays.
Selon plusieurs médias américains, les deux hommes appartenaient à la CIA et ne disposaient pas d’autorisation du gouvernement fédéral mexicain pour mener des opérations sur le territoire national.
Les agents revenaient d’une opération antidrogue lorsqu’ils ont été victimes de l’accident, qui a également coûté la vie à deux responsables mexicains.
Cette affaire a provoqué des tensions diplomatiques entre Mexico et Washington et a conduit lundi à la démission du procureur de l’État de Chihuahua, César Jáuregui, qui a reconnu des « omissions » concernant la présence des deux Américains.
Lors de sa conférence de presse matinale, Claudia Sheinbaum a affirmé qu’après la note diplomatique envoyée aux autorités américaines, « ils nous ont clairement indiqué qu’ils souhaitent respecter la loi et la Constitution du Mexique ».
D’après les autorités de Chihuahua, les agents étrangers étaient désarmés, vêtus en civil et portaient le visage couvert. Ils n’auraient pas participé directement à l’opération visant à démanteler un laboratoire clandestin de drogue situé dans une région montagneuse.
La présidente mexicaine a toutefois insisté sur le fait que les Américains se trouvaient « dans une opération qui relève uniquement des autorités mexicaines ».
International
Le FBI promet un dispositif de sécurité renforcé après l’incident à la Maison-Blanche
Le directeur du Federal Bureau of Investigation, Kash Patel, a affirmé ce lundi que le protocole de sécurité serait « complètement différent » si le dîner des correspondants de la Maison-Blanche venait à être organisé de nouveau.
Cette déclaration intervient après l’incident survenu samedi soir à Washington, qui a conduit à l’évacuation du président Donald Trump.
Dans une interview accordée à Fox News, Patel a indiqué que les autorités travaillent déjà à renforcer les mesures de sécurité pour un éventuel nouvel événement, que Donald Trump a évoqué pour les prochaines semaines.
Le responsable du FBI a salué la rapidité de la réponse des forces de l’ordre et précisé que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les motivations du suspect.
L’homme arrêté a été identifié par les autorités comme Cole Allen, un enseignant californien de 31 ans, accusé d’avoir tenté d’entrer armé au dîner annuel de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche.
Le suspect doit comparaître devant un tribunal fédéral de Washington pour répondre notamment de possession d’arme à feu et d’agression contre un agent fédéral.
Plusieurs hauts responsables américains assistaient à l’événement, dont la première dame Melania Trump et le vice-président JD Vance.
Patel a également indiqué que les enquêteurs analysent des courriels, publications sur les réseaux sociaux et témoignages afin d’établir un profil complet du suspect.
International
La justice américaine estime que le tireur visait des membres du gouvernement Trump
Le Department of Justice estime que le suspect de la fusillade survenue lors de la White House Correspondents’ Association Dinner avait pour objectif d’attaquer des membres du cabinet du président Donald Trump présents à l’événement.
Le procureur général par intérim, Todd Blanche, a expliqué que cette hypothèse repose sur les premiers éléments de l’enquête, après que le suspect a reconnu avoir voulu s’en prendre à des responsables de l’administration présents dans la salle du Washington Hilton.
« Nous pensons que ses cibles étaient des responsables de l’administration », a déclaré Blanche lors d’une interview télévisée, sans confirmer si Donald Trump constituait lui-même une cible précise.
Le suspect, identifié comme Cole Allen, un enseignant originaire de Californie, aurait affirmé vouloir tuer n’importe quel membre de l’administration participant au dîner.
L’incident s’est produit peu après le début de la soirée, lorsque l’homme est arrivé à l’un des derniers points de contrôle de sécurité. Après avoir été intercepté par les agents, il a ouvert le feu avant de tenter d’avancer vers la salle principale.
Il a toutefois été neutralisé à quelques mètres par des agents du United States Secret Service, après avoir tiré sur l’un d’eux. Le gilet pare-balles de l’agent a permis d’éviter des blessures graves.
Après l’attaque, les autorités ont confirmé la découverte de deux armes à feu et de plusieurs couteaux en possession du suspect, renforçant la thèse d’un attentat prémédité.
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