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Amérique centrale

FGR a expliqué fraude de plus de 2 millions de dollars à l’État salvadorien

Le bureau du procureur général (FGR) a signalé l’arrestation de cinq personnes en raison d’une fraude contre l’État salvadorien pour plus de 2 millions de dollars. Selon les enquêtes, les actions de deux anciens ministres de la Défense ont facilité à la société Centrum S.A. de C.V. des armes, dont une partie était en bon état, en échange de vieilles armes.

Le bureau du procureur général a accusé les anciens ministres de la Défense David Munguía Payés et Atilio Benítez ; à l’ancien chef de l’Etat-Major des Forces Armées, Rafael Melara Rivera, le colonel Manuel de Jesús Romero, le représentant légal de Centrum, Gustavo López Davidson et le gérant de cette société, Héctor Abel Herrera Mejía. Sur les six accusés, cinq ont été arrêtés vendredi dernier.

Les autorités ont indiqué que tout avait commencé en 2011. À cette époque, le ministère de la Défense, dirigé par David Munguía Payés, avait demandé un examen des armes obsolètes pour procéder à un échange de type enchères. Le bureau du procureur général indique que lorsque le processus a été lancé, six entreprises étaient présentes, mais que dans cinq d’entre elles, Héctor Abel Herrera est apparu comme le représentant légal.

Herrera a été laissé par la suite comme le seul représentant légal de Centrum. Le reste des entreprises a nommé de nouveaux représentants, qui étaient d’ailleurs des employés de Centrum. En fin de compte, l’échange a été accordé à Eagle Ordnance LLC et Centrum. Herrera a ensuite informé le ministère de la Défense que l’entreprise Eagle ne continuerait pas dans le processus et que Centrum assumerait l’échange.

Selon le bureau du procureur, le chef des chefs d’Etat Major, le général Rafael Melara, avait averti qu’un nouveau processus devrait être lancé, mais l’avertissement a été omis.

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Amérique centrale

La justice guatémaltèque annule des décisions contre le journaliste Zamora

La Cour suprême de justice du Guatemala a annulé trois décisions rendues de manière irrégulière contre le journaliste José Rubén Zamora Marroquín, qui a passé plus de trois ans en détention sans que les accusations portées contre lui soient prouvées.

Cette décision fait suite à un recours introduit par la défense du journaliste. La haute juridiction a conclu que les résolutions émises en 2025 par la Deuxième chambre pénale et la Troisième chambre d’appel, ordonnant son retour en détention provisoire, étaient dépourvues de base légale.

Selon le jugement, Zamora Marroquín a été « privé de son droit à un procès équitable » à travers des décisions qualifiées d’« illégitimes » et « arbitraires ».

Le journaliste a retrouvé sa liberté le 12 février dernier, après qu’un juge a ordonné sa libération, mettant fin à plus de trois années de détention préventive.

Toutefois, au cours d’une période antérieure en 2025, il avait déjà été brièvement libéré avant d’être de nouveau incarcéré en raison de décisions désormais annulées par la Cour suprême.

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Fondateur du journal aujourd’hui disparu elPeriódico, Zamora Marroquín avait été arrêté en 2022 pour des accusations présumées de blanchiment d’argent, dans une affaire que plusieurs secteurs considèrent comme des représailles liées à ses enquêtes journalistiques.

Le dossier est sous la responsabilité du Ministère public du Guatemala, dont la direction, y compris la procureure générale Consuelo Porras, a été sanctionnée par les États-Unis pour des faits présumés de corruption.

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Amérique centrale

Un homme d’affaires américain arrêté au Honduras dénonce un litige financier

L’homme d’affaires américain Murray Paul Farmer a été arrêté mardi au Honduras, où il affirme que sa détention est liée à un différend avec le gouvernement, qu’il accuse de lui devoir de l’argent pour des projets réalisés dans le pays.

Farmer a indiqué avoir été interpellé à son arrivée par voie aérienne sur le territoire hondurien et a réitéré qu’il n’a commis aucun délit.

Selon ses déclarations, le gouvernement aurait ordonné son arrestation malgré l’existence d’une décision judiciaire en sa faveur concernant des paiements impayés, dont le montant n’a pas été précisé.

L’entrepreneur affirme avoir mené pendant plusieurs années des projets d’infrastructure, notamment dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement, sans recevoir de compensation financière.

Dans un message diffusé sur le réseau social X, il s’est dit « innocent » et a assuré ne pas avoir reçu « un seul dollar » pour 21 projets livrés au peuple hondurien.

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Farmer a également averti que son cas pourrait envoyer un signal négatif aux investisseurs étrangers, évoquant un manque de sécurité juridique dans le pays.

Il a enfin indiqué son intention de porter l’affaire devant les autorités des États-Unis, y compris le président Donald Trump, afin de dénoncer la situation.

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Amérique centrale

Le Costa Rica officialise l’élection de Laura Fernández à la présidence

Le Tribunal suprême des élections (TSE) du Costa Rica a remis mardi à Laura Fernández l’accréditation officielle de présidente élue, après avoir remporté l’élection du 1er février avec 48,53 % des voix.

Lors d’une cérémonie officielle, le TSE a également délivré les accréditations à Francisco Ernesto Gamboa et Douglas Soto, les reconnaissant respectivement comme premier et second vice-présidents du pays.

« La remise des accréditations est un moment de grande satisfaction, car elle marque l’aboutissement du processus électoral. Nous pouvons dire mission accomplie, réalisée selon les plus hauts standards internationaux, comme le méritent les citoyens de ce pays qui, avec le Canada et l’Uruguay, figure parmi les démocraties les plus solides du continent », a déclaré la présidente du TSE, Eugenia Zamora.

Fernández, candidate du parti Pueblo Soberano (PPSO), deviendra la 50e présidente du Costa Rica lorsqu’elle prendra ses fonctions le 8 mai. Elle sera la deuxième femme de l’histoire du pays à accéder à la présidence.

« Merci aux 1 243 141 Costariciens qui ont voté pour moi. Vous m’avez permis de gagner dès le premier tour avec un mandat fort. Je remercie également ceux qui n’ont pas voté pour moi mais qui me reconnaissent aujourd’hui comme leur présidente légitime. Je travaillerai sans relâche pour vous tous », a déclaré Fernández.

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Elle a ajouté que l’élection du 1er février « a été libre, démocratique et empreinte de joie, d’enthousiasme et d’espoir, guidée par la conviction de notre peuple que le meilleur est à venir ».

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