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International

Les États-Unis ont révoqué plus de 175 000 visas depuis le retour de Donald Trump

Le gouvernement des États-Unis a révoqué plus de 175 000 visas de ressortissants étrangers depuis le début du second mandat du président Donald Trump, en janvier 2025, a annoncé lundi le département d’État.

Selon le département d’État, ces mesures concernent des étrangers qui auraient enfreint les conditions de leur visa, commis des infractions, incité à la violence contre des citoyens américains, fraudé des ressortissants américains, abusé du système d’immigration ou représenté une menace pour la sécurité nationale.

Une part importante des révocations est liée à des incidents impliquant les titulaires de visas et les forces de l’ordre. Les autorités américaines citent notamment des agressions, la conduite sous l’influence de l’alcool, des vols ainsi que des infractions liées aux stupéfiants.

Le département d’État précise également que des visas ont été révoqués pour conduite dangereuse, agressions sexuelles, maltraitance d’enfants, fraude et détournement de fonds, entre autres délits.

L’administration américaine affirme que ces annulations s’inscrivent dans le cadre de ses enquêtes « continues » sur les ressortissants étrangers autorisés à entrer ou à séjourner aux États-Unis. L’objectif est de s’assurer que les détenteurs de visas ne représentent pas une menace pour la population américaine.

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Le département d’État, dirigé par Marco Rubio, a averti qu’il continuerait à identifier, enquêter et révoquer les visas des ressortissants étrangers considérés comme une menace pour la sécurité des États-Unis.

Cette politique de contrôle et d’annulation des visas fait partie des mesures adoptées par l’administration Trump en matière d’immigration et de sécurité depuis son retour au pouvoir en janvier 2025.

Les autorités américaines ont rappelé qu’un visa ne constitue pas un droit acquis. « Un visa américain est un privilège, pas un droit », a souligné le département d’État, en affirmant que les contrôles se poursuivront contre les étrangers qui ne respectent pas les conditions liées à leur séjour aux États-Unis.

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Amérique centrale

Un séisme de magnitude 7,4 secoue la Colombie et fait plusieurs blessés

Un puissant séisme a frappé la Colombie lundi, faisant trembler plusieurs grandes villes du pays, notamment Bogotá et Cali. Les autorités ont fait état de personnes blessées et de dégâts importants dans plusieurs localités de l’ouest du territoire.

Selon les services géologiques colombien et américain, le tremblement de terre a atteint une magnitude de 7,4 sur l’échelle de Richter et s’est produit à une profondeur d’environ 100 kilomètres. Son épicentre a été localisé près de San José del Palmar, dans le département du Chocó, à l’ouest du pays. Aucune alerte au tsunami n’a été émise.

La gouverneure du Chocó a indiqué sur le réseau social X que plusieurs personnes avaient été blessées à Quibdó, la capitale du département, où d’importants dégâts ont également été signalés sur des bâtiments.

À Cali, troisième ville de Colombie, le maire a fait état de « graves dégâts » et précisé que des drones étaient utilisés afin d’évaluer l’ampleur des dommages.

Des médias locaux ont diffusé des images montrant notamment des façades de bâtiments effondrées après le séisme.

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Les autorités et les équipes de secours poursuivent les opérations d’évaluation afin de déterminer l’ampleur exacte des dégâts et d’établir un bilan plus précis des victimes.

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International

Des dissidents des FARC détruisent un péage à l’explosif près de Cali

Des dissidents de l’ancienne guérilla des FARC ont détruit samedi à l’explosif un péage en construction sur une route proche de Cali, dans le sud-ouest de la Colombie, a indiqué l’armée colombienne.

L’attaque est survenue au lendemain de l’investiture d’Abelardo de la Espriella comme nouveau président de la Colombie. Le dirigeant d’extrême droite avait promis, lors de son discours d’investiture à Cali, de lutter « sans trêve contre le narcoterrorisme » et de mettre fin aux négociations de paix avec les principaux groupes armés du pays.

L’investiture du nouveau président avait réuni plusieurs chefs d’État de la région.

Dans la zone située autour de Cali, notamment dans le département du Cauca, opèrent des groupes dissidents dirigés par Iván Mordisco, l’un des principaux chefs rebelles recherchés par les autorités colombiennes. Mordisco s’était retiré de l’accord historique de paix conclu en 2016 entre le gouvernement colombien et les FARC.

L’attaque s’est produite sur un péage en construction situé sur la route Panaméricaine, dans la municipalité de Santander de Quilichao. Deux agents de sécurité ont été légèrement blessés lors de l’explosion.

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L’armée colombienne a attribué l’attaque aux forces liées à Iván Mordisco, dans un contexte de tensions persistantes entre les autorités et les groupes armés dissidents.

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International

L’Espagne instaure des contrôles temporaires à ses frontières pour les voyageurs en provenance d’Italie

Les autorités espagnoles ont commencé samedi à effectuer des contrôles temporaires aux frontières pour les voyageurs en provenance d’Italie, en réaction aux mesures similaires adoptées par Rome après l’arrivée massive de migrants à Ceuta, fin juillet.

Le ministère espagnol de l’Intérieur a précisé que ces contrôles, effectués sur les liaisons aériennes et maritimes, sont menés « de manière aléatoire » et ciblent principalement « les passagers ressortissants de pays tiers ».

Dans les vols concernés, qui ne représentent pas l’ensemble des liaisons ni tous les passagers, les agents effectuent les vérifications à la sortie de la passerelle de l’avion, afin de ne pas perturber le flux des voyageurs, a expliqué le ministère.

« Je ne vois pas vraiment le mot diplomatie dans ces décisions, ni de la part du gouvernement italien ni de la part du gouvernement espagnol », a déclaré à AFPTV Maria Celeste Grillo, une touriste italienne de 36 ans arrivée à l’aéroport Adolfo-Suárez Madrid-Barajas.

La voyageuse a indiqué ne pas avoir constaté de contrôle à l’arrivée de son vol, mais a qualifié de « triste » la mise en place de ces mesures.

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Le gouvernement espagnol, dirigé par le socialiste Pedro Sánchez, avait annoncé vendredi l’instauration de ces contrôles après que l’Italie eut rejeté un ultimatum de Madrid demandant la fin des mesures prises par Rome à la suite de la crise migratoire à Ceuta.

Les contrôles espagnols sont entrés en vigueur samedi à 00h00, heure locale (02h00 GMT), et doivent rester en place, dans un premier temps, jusqu’au 7 septembre à 00h00, selon le ministère de l’Intérieur.

Madrid justifie sa décision par « la pression migratoire irrégulière persistante » à laquelle l’Italie est confrontée. Chaque année, des milliers de migrants arrivent dans le pays par voie maritime.

Rome avait temporairement rétabli des contrôles à l’encontre de l’Espagne dans l’espace Schengen, zone européenne de libre circulation, après l’arrivée d’environ 72 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta, située dans le nord de l’Afrique, en provenance du Maroc voisin à la fin du mois de juillet.

Le gouvernement de la Première ministre italienne d’extrême droite Giorgia Meloni avait alors justifié cette décision par « une mesure nécessaire pour protéger la sécurité » des citoyens italiens et « défendre les frontières de l’Europe ».

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Vendredi, après la menace de Madrid de prendre des mesures similaires, le cabinet de Giorgia Meloni a répondu que « l’Italie n’accepte pas les ultimatums » et qu’elle n’avait pas l’intention de « revoir sa décision » avant le 15 août.

La mise en place de ces contrôles temporaires illustre ainsi l’escalade des tensions entre Madrid et Rome autour de la gestion des flux migratoires et de l’application des règles de l’espace Schengen.

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