Amérique centrale
Laura Fernández prêtera serment ce vendredi au Costa Rica
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Guatemala : trois présumés membres du Barrio 18 arrêtés après une fusillade avec la police
La Police nationale civile du Guatemala (Policía Nacional Civil de Guatemala) a annoncé ce lundi l’arrestation de trois présumés membres de gangs salvadoriens appartenant au Barrio 18.
Les détenus ont été identifiés comme Kevin “N”, 25 ans, Susana “N”, 25 ans, et José “N”, 22 ans, alias “El Inquieto”. Tous trois ont été blessés lors d’un échange de tirs avec les forces de l’ordre dans la municipalité de Quetzaltenango.
Selon la PNC, les suspects ont été transférés sous surveillance policière vers un centre médical en raison de multiples blessures subies durant l’incident.
L’opération s’est déroulée alors que les enquêteurs menaient des travaux de suivi dans le cadre d’une enquête en cours. Les individus auraient ouvert le feu sur les agents en présence des autorités.
Face à l’attaque, les policiers ont riposté, provoquant un court échange de tirs au cours duquel les trois suspects ont été neutralisés puis arrêtés.
Les autorités ont également indiqué la saisie de deux armes à feu de type pistolet utilisées par les individus lors de l’affrontement.
La PNC a précisé qu’aucun agent de police n’a été blessé durant l’opération.
Amérique centrale
Le canal de Panama fonctionne à pleine capacité malgré la crise dans le détroit d’Ormuz
La hausse de la demande de passage par le canal de Panama, provoquée par la crise dans le détroit d’Ormuz, ne génère pas de congestion sur la voie navigable, qui fonctionne actuellement à pleine capacité avec jusqu’à 41 transits quotidiens, contre une moyenne habituelle de 36, a affirmé mardi l’administrateur du canal, Ricaurte Vásquez.
« Je tiens à insister : il ne peut pas y avoir de congestion, car la majorité des navires présents ici attendent simplement leur créneau réservé pour traverser le canal », a déclaré Vásquez à l’agence EFE à l’issue d’une conférence.
Selon les données actualisées du canal jusqu’à 18h30 (23h30 GMT) mardi, 118 navires attendaient de franchir cette voie maritime reliant l’océan Atlantique au Pacifique. Parmi eux, 96 disposaient déjà d’une réservation avec une date et une heure de passage fixées, tandis que 22 n’en avaient pas.
Le temps moyen d’attente pour les navires sans réservation était estimé à 5,4 jours.
Les autorités du canal ont indiqué que le nombre de navires avec réservation reste dans les paramètres habituels, généralement autour d’une centaine. En revanche, les 22 navires sans réservation dépassent les chiffres normaux, habituellement compris entre 10 et 15 unités.
Selon Ricaurte Vásquez, environ 94 % du trafic du canal fonctionne sur la base de réservations préalables. Les compagnies maritimes arrivent désormais plus tôt afin d’optimiser leurs coûts de carburant.
« Ils agissent de manière responsable en raison du coût du carburant, car lorsqu’ils restent stationnés ici, leur consommation est moindre. Ils effectuent leurs calculs avant de prendre une décision », a expliqué l’administrateur.
Dans le contexte de la crise au Moyen-Orient et des tensions dans le détroit d’Ormuz, le canal a enregistré jusqu’à 41 passages de navires en une seule journée, comme ce fut le cas mardi. Ce chiffre est en hausse constante depuis janvier, mois durant lequel la moyenne quotidienne de transits était de 34.
« La question est de savoir combien de temps cette situation sera soutenable. Pour nous, cette instabilité géopolitique est préoccupante, car elle n’est bonne pour personne », a conclu Vásquez.
Amérique centrale
Nicaragua : un rapport accuse le gouvernement Ortega-Murillo de torture systématique
L’ONG Colectivo de Derechos Humanos para la Memoria Histórica de Nicaragua a affirmé avoir documenté 304 cas de torture au Nicaragua depuis 2020, attribués au gouvernement du président Daniel Ortega et de la vice-présidente Rosario Murillo.
Lors de la présentation de son dixième rapport sur la torture, mardi, l’organisation a indiqué avoir apporté un accompagnement psychologique à 304 Nicaraguayens exilés vivant principalement au Costa Rica et dans d’autres pays.
Selon l’ONG, les victimes ont déclaré avoir subi des détentions arbitraires, des transferts vers des prisons, des postes de police et des centres clandestins, où elles auraient été soumises à des actes portant gravement atteinte à leur intégrité physique et mentale.
Le rapport, élaboré par l’Observatoire nicaraguayen contre la torture, une initiative spécialisée du collectif, affirme que ces pratiques violent des droits fondamentaux tels que la liberté individuelle, la sécurité et la dignité humaine.
L’organisation soutient également que ses enquêtes ont permis de mettre en évidence, auprès de la communauté nationale et internationale, l’existence d’une politique répressive durable fondée sur les arrestations arbitraires, la violence étatique, la dissimulation institutionnelle et l’usage de la peur comme mécanisme de contrôle social.
Le rapport recense au moins quarante méthodes de torture présumées utilisées contre des prisonniers politiques et des personnes persécutées.
Parmi celles-ci figurent des violences sexuelles, des abus sexuels, des tortures psychologiques, des passages à tabac, des asphyxies, des décharges électriques, des brûlures, l’isolement prolongé, la privation de soins médicaux, des menaces contre les familles ainsi que des simulations d’exécution.
L’ONG affirme également avoir identifié au moins 170 présumés responsables intellectuels et matériels de ces actes, liés principalement à des structures policières, pénitentiaires, paraétatiques et à des autorités gouvernementales.
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