International
Italie : un enfant de deux ans décède après une greffe du cœur, enquête en cours
Domenico, âgé de deux ans, est décédé après avoir reçu un cœur qui aurait été endommagé durant son transport, selon les premières informations relayées par les médias italiens. L’organe aurait été en contact direct avec de la glace carbonique (glace sèche), ce qui aurait compromis son état.
Depuis l’intervention, l’enfant était maintenu sous assistance respiratoire dans un hôpital de Naples, dans le sud de l’Italie.
« C’est fini. Domenico est parti », a déclaré samedi sa mère, Patrizia Mercolino, aux médias italiens, en annonçant la mort de son fils. Elle a également indiqué qu’une fondation serait créée en sa mémoire.
Le cœur du donneur aurait été transporté depuis Bolzano, dans le nord du pays, jusqu’à Naples, soit environ 800 kilomètres plus au sud, dans un conteneur jugé inadapté et dépourvu de thermomètre permettant de surveiller une température excessivement basse.
Le parquet local a ouvert une enquête visant six membres du personnel médical afin de déterminer les responsabilités dans cette affaire.
Dans un communiqué cité par la presse italienne, le ministre de la Santé, Orazio Schillaci, a affirmé que ce drame « a bouleversé toute l’Italie ».
Le ministre avait auparavant exprimé son inquiétude quant à une possible baisse des dons d’organes à la suite de cette affaire et avait appelé à « faire toute la lumière » afin de préserver la confiance dans le système de santé italien.
International
Medellín s’inspire du modèle Bukele pour une prison de 1 300 places
Medellín progresse dans la construction de la première mégaprison de Colombie, un établissement inspiré du modèle de la célèbre prison pour membres de gangs mise en place par le président Nayib Bukele au El Salvador, a annoncé la mairie.
Le futur centre pénitentiaire pourra accueillir plus de 1 300 détenus sous des mesures de contrôle strictes, a déclaré le maire Federico Gutiérrez. La deuxième ville du pays a longtemps figuré parmi les plus violentes au monde avant la mort du narcotrafiquant Pablo Escobar en 1993.
Un responsable municipal a indiqué à l’AFP que le projet s’inspire du Cecot (Centre de Confinement du Terrorisme), la prison de haute sécurité salvadorienne visée par des dénonciations d’organisations de défense des droits humains pour de présumés abus contre les détenus.
La Colombie rejoint ainsi d’autres pays d’Amérique latine, comme l’Ecuador et le Costa Rica, qui construisent des établissements similaires.
Plus récemment, le président élu du Chile, José Antonio Kast, a visité le Cecot et demandé à Bukele une « collaboration » afin d’« améliorer » le système pénitentiaire chilien.
Jeudi, Gutiérrez s’est rendu sur le chantier, financé par des fonds publics et privés. Il a précisé que la prison ne sera pas gardée par l’autorité pénitentiaire nationale, mais par une équipe de sécurité propre.
Prévu pour être achevé en 2027, l’établissement sera équipé de technologies destinées à empêcher les communications des détenus, alors que de nombreux cas d’extorsion en Colombie sont organisés depuis les prisons. Selon le maire, les personnes incarcérées y seront « privées de nombreux privilèges ».
International
L’USCIS propose de suspendre temporairement les permis de travail pour les demandeurs d’asile
Le U.S. Citizenship and Immigration Services (USCIS) a annoncé vendredi une proposition de réglementation visant à suspendre temporairement l’examen des permis de travail pour les demandeurs d’asile, une pause qui pourrait durer plusieurs années.
Le projet de règle, soumis aux commentaires du public, prévoit de mettre en pause l’acceptation des nouvelles demandes d’autorisation de travail lorsque le délai moyen de traitement de l’agence dépasse 180 jours.
L’USCIS a indiqué que, si la mesure est approuvée, les nouvelles demandes de permis de travail déposées par des demandeurs d’asile seraient « mises en pause pour une période prolongée, possiblement de nombreuses années ».
Selon l’agence, cette proposition vise à réduire ce qu’elle qualifie d’« incitation » à déposer des demandes d’asile frauduleuses dans le but d’obtenir une autorisation de travail.
Dans un communiqué, un porte-parole de l’USCIS a affirmé que les demandes d’asile étaient devenues une « voie facile » permettant aux immigrés de travailler légalement aux États-Unis, ce qui a saturé le système.
« Les étrangers n’ont pas le droit de travailler pendant que nous traitons leurs demandes d’asile », a-t-il ajouté à propos du projet publié au Federal Register.
International
Evo Morales veut relancer son mouvement politique lors des élections locales de mars
L’ancien président bolivien Evo Morales (2006-2019) a affirmé jeudi que les prochaines élections régionales et municipales prévues en mars devraient constituer une opportunité pour « relancer » son instrument politique, après avoir été empêché de participer aux élections générales de 2025.
Morales s’est exprimé lors de la présentation de ses candidats pour les scrutins de mars. Il s’agissait de sa première apparition publique après plus d’un mois d’absence, période durant laquelle il affirme avoir contracté le chikungunya.
« Ces élections infranationales doivent nous permettre de relancer notre instrument politique », a déclaré l’ancien chef d’État devant des milliers de partisans réunis au stade Hugo Chávez Frías, dans la localité de Chimoré, située dans la région du Tropique de Cochabamba, son principal bastion syndical et politique dans le centre du pays.
Selon Morales, environ 181 organisations politiques devraient participer aux élections régionales et municipales. Il a précisé que ses candidats sont inscrits dans près de 80 d’entre elles afin de prendre part au scrutin « sous une sigle prêtée », sans être officiellement membres de ces partis.
Il a également rappelé que, n’ayant pas pu participer aux élections générales de l’an dernier, il ne dispose d’aucune représentation au sein du Parlement national. Toutefois, il a affirmé que ceux qui ont tenté d’empêcher l’inscription de ses candidats aux élections locales « ont échoué ».
« Nous aurons désormais des maires, des membres d’assemblées départementales et, nous l’espérons, des gouverneurs avec un autre parti, mais ils restent d’Evo Pueblo. Nous félicitons ces camarades », a-t-il ajouté.
Evo Pueblo est la formation politique que Morales cherche à promouvoir. Cependant, le parti ne dispose pas encore de personnalité juridique ni de reconnaissance légale, après la démission de Morales en 2025 du Movimiento al Socialismo(MAS), à la suite de différends avec le gouvernement de Luis Arce (2020-2025).
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