International
Nouvelle crise politique au Pérou : Jerí censuré à quelques semaines des élections
Le Congrès de la République du Pérou a destitué mardi le président par intérim José Jerí, marquant ainsi le huitième changement de chef d’État dans le pays andin en près d’une décennie d’instabilité politique amorcée après les élections de 2016.
Par 75 voix pour, 24 contre et 3 abstentions, le Parlement a approuvé sa censure en raison des enquêtes ouvertes contre lui durant ses quatre mois de mandat. Celles-ci portent notamment sur des réunions semi-clandestines présumées avec des entrepreneurs chinois contractants de l’État et sur de possibles faits de trafic d’influence.
Jerí exerçait la présidence par intérim en tant que président du Congrès, à la suite de la destitution de Dina Boluarte(2022-2025) en octobre dernier. En étant censuré à la tête du pouvoir législatif, il a automatiquement perdu sa qualité de chef de l’État par intérim.
Dans une tentative pour freiner sa sortie, le parti Somos Perú a proposé de suspendre le débat et de traiter la procédure sous la figure de la « vacance présidentielle », qui requiert l’appui des deux tiers de l’hémicycle. Toutefois, la majorité parlementaire a rejeté cette proposition et maintenu la procédure de censure.
Les partis conservateurs dominant le Congrès — qui avaient initialement soutenu son ascension — lui ont retiré leur appui à quelques semaines des élections générales, dans un contexte d’usure politique provoquée par les révélations à l’origine de l’enquête du parquet pour trafic d’influence présumé. Le seul bloc à maintenir son soutien a été le fujimorisme.
Jerí a choisi de ne pas assister à la séance plénière en tant que député et est resté au Palais du Gouvernement, où il a présidé la relève de la garde pendant que se déroulait le vote.
Le Congrès devra désormais élire mercredi un nouveau président du Parlement, qui assumera immédiatement la présidence par intérim de la République jusqu’au 28 juillet, date à laquelle entrera en fonctions le ou la chef(fe) d’État issu(e) du processus électoral en cours.
International
Delcy Rodríguez reçoit le Premier ministre du Qatar à Caracas pour renforcer la coopération
La présidente par intérim de la Venezuela, Delcy Rodríguez, a reçu mercredi à Caracas le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Sheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, lors d’une visite officielle visant à renforcer les relations bilatérales et la coopération entre les deux pays.
La rencontre s’est tenue au Palacio de Miraflores, où les délégations ont passé en revue l’agenda de travail commun et les accords de coopération existants dans plusieurs secteurs, notamment l’énergie, l’agriculture, la pêche, le commerce et la culture.
La visite du Premier ministre qatari intervient peu après l’arrestation du président déchu Nicolás Maduro par les États-Unis, il y a près de 50 jours, et s’inscrit dans le contexte d’un rapprochement diplomatique progressif entre Caracas et Washington, interrompu en 2019.
Qatar, qui a joué un rôle de médiateur clé dans les négociations entre le Venezuela et les États-Unis, a accueilli les revenus des ventes de pétrole vénézuélien gérées par Washington depuis la capture de Maduro.
Au cours de la réunion, les deux pays ont discuté de la coopération politique et stratégique sur des sujets régionaux et internationaux, ainsi que du renforcement des relations bilatérales.
International
Sheinbaum justifie la position du Mexique sur l’initiative américaine au Moyen-Orient
La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a annoncé mardi que son pays enverra son ambassadeur auprès des Nations Unies en tant qu’« observateur » à la Commission pour la paix convoquée par les États-Unis, tout en expliquant la décision de ne pas y participer formellement.
Lors de sa conférence de presse matinale, la cheffe de l’État a souligné que, s’agissant du conflit au Moyen-Orient, tout processus de paix doit inclure toutes les parties concernées. « Le Mexique reconnaît la Palestine comme un État ; il est donc essentiel que participent à la fois Israël et la Palestine. Or, ce n’est pas ce qui est prévu dans cette rencontre », a-t-elle déclaré.
La Commission pour la paix a été créée par le président américain Donald Trump afin de superviser la mise en œuvre d’un plan en 20 points visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le groupe islamiste Hamas.
Sheinbaum a précisé qu’après avoir reçu l’invitation, le gouvernement mexicain a décidé, en coordination avec le ministère des Affaires étrangères, que son représentant permanent auprès de l’ONU assisterait uniquement en qualité d’observateur.
Le Mexique maintient historiquement une politique étrangère fondée sur des principes tels que le règlement pacifique des différends et le respect du droit international, une position qui guide son approche du conflit au Moyen-Orient ainsi que sa reconnaissance de l’État palestinien.
International
L’UE maintient le Panama sur sa liste noire fiscale et y ajoute le Vietnam
L’Union européenne (UE) a décidé de maintenir le Panama sur sa liste des juridictions fiscales non coopératives, estimant que le pays n’a pas encore corrigé certaines lacunes liées aux exonérations fiscales et à l’échange d’informations.
Dans le même temps, les ministres de l’Économie et des Finances des Vingt-Sept ont approuvé une mise à jour qui ajoute le Vietnam ainsi que les Îles Turques-et-Caïques à cette liste, selon un communiqué du Conseil de l’UE.
En revanche, Fidji, Samoa et Trinité-et-Tobago en ont été retirés après que les autorités européennes ont constaté qu’ils respectent désormais les normes internationales convenues.
Après cette révision, la liste comprend dix territoires : les Samoa américaines, Anguilla, Guam, Palaos, Panama, Russie, les Îles Turques-et-Caïques, les Îles Vierges américaines, Vanuatu et le Vietnam.
Créée en 2017 et actualisée tous les six mois, cette liste recense les juridictions qui ne respectent pas les critères européens en matière de transparence fiscale, d’équité fiscale ou de mise en œuvre des normes internationales visant à prévenir l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices, et qui ne prennent pas de mesures suffisantes pour remédier à ces manquements.
L’inscription sur cette liste n’entraîne pas de sanctions économiques directes, si ce n’est l’interdiction pour les fonds européens de transiter par des entités établies dans ces territoires, ainsi que certaines mesures administratives telles que des contrôles plus fréquents. Les États membres peuvent toutefois décider d’imposer des pénalités supplémentaires au niveau national.
L’UE a justifié l’inclusion du Vietnam — avec lequel elle a conclu un accord de libre-échange en 2020 — par les conclusions d’un examen de l’OCDE indiquant que le pays ne respecte pas les normes requises en matière d’échange d’informations fiscales sur demande.
Quant aux Îles Turques-et-Caïques, elles réintègrent la liste après que l’OCDE a exprimé des préoccupations concernant l’application des exigences de substance économique, destinées à garantir que les entreprises exercent une activité réelle sur leur territoire d’enregistrement.
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