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Amérique centrale

Guatemala : l’Union européenne maintient des sanctions ciblées pour défendre l’État de droit

Le tribunal officialise les résultats du second tour de scrutin au Guatemala

Les États membres de l’Union européenne ont décidé ce vendredi de prolonger d’un an les sanctions visant près d’une dizaine de personnes et une entité au Guatemala, accusées d’atteintes à la démocratie, à l’État de droit et au transfert pacifique du pouvoir dans ce pays d’Amérique latine.

Le Conseil de l’Union européenne a ainsi renouvelé jusqu’au 13 janvier 2027 les mesures restrictives ciblées imposées par les Vingt-Sept à la Fondation contre le terrorisme et à huit acteurs du secteur judiciaire, pour leur rôle présumé dans le harcèlement du président guatémaltèque Bernardo Arévalo après sa victoire à l’élection présidentielle de 2023.

Selon un communiqué du Conseil, les personnes inscrites sur la liste sont soumises à des restrictions de voyage, leur interdisant d’entrer ou de transiter par les États membres de l’UE. En outre, les individus et l’entité désignés font l’objet d’un gel des avoirs, et il est interdit aux citoyens et entreprises de l’Union de mettre des fonds à leur disposition, directement ou indirectement.

Ces sanctions ciblées visent « strictement et uniquement » les personnes responsables, impliquées ou bénéficiant d’actions qui « sapent la démocratie, l’État de droit ou le transfert pacifique du pouvoir au Guatemala ». Elles ne constituent « en aucun cas » des sanctions contre le Guatemala, sa population ou son économie, a souligné le Conseil.

« L’UE et le Guatemala entretiennent un partenariat de longue date, et l’Union reste pleinement engagée dans le soutien à la démocratie et aux droits humains dans le pays », précise encore le communiqué, rappelant la position claire de l’UE en faveur des résultats électoraux de 2023 et son appui à la bonne gouvernance.

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Les Vingt-Sept ont également réaffirmé leur volonté de poursuivre leur coopération avec le gouvernement guatémaltèque et « l’ensemble des secteurs de la société » afin de soutenir une agenda national positif et de promouvoir un développement inclusif et durable.

Dans ce cadre, l’Union européenne prévoit le déploiement en 2026 d’une mission ad hoc pour accompagner les processus de sélection et de nomination de trois institutions clés : le Tribunal suprême électoral, la Cour constitutionnelle et le ministère public, considérés comme essentiels à la défense de l’État de droit et de la démocratie dans le pays.

Les sanctions avaient été initialement imposées le 12 janvier 2024, dans un contexte de tensions politiques marqué par des tentatives du ministère public guatémaltèque de remettre en cause le résultat de l’élection présidentielle remportée par Bernardo Arévalo, candidat du parti de gauche Movimiento Semilla.

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Amérique centrale

Le Guatemala prolonge l’état de prévention après une baisse de 8 % de la criminalité

Le président du Guatemala, Bernardo Arévalo de León, a annoncé lundi la prolongation de 15 jours supplémentairesde l’état de prévention instauré il y a deux semaines. Selon le chef de l’État, cette mesure a permis de réduire de 8 % l’incidence criminelle dans le pays.

Lors d’une conférence de presse, Arévalo de León a souligné que ce dispositif, mis en place en remplacement de l’état de siège, « nous a permis de poursuivre une stratégie de lutte contre le crime organisé, en particulier contre les gangs, avec des résultats notables ».

Contexte sécuritaire tendu

L’état de siège avait été décrété le 18 janvier, après une série d’attaques simultanées attribuées au groupe criminel Barrio 18, qui ont fait 11 policiers tués dans la capitale guatémaltèque.

Ces attaques constituaient, selon les autorités, des représailles après que l’État eut repris le contrôle de trois prisons touchées par des mutineries.

D’après le président, l’état de siège — en vigueur pendant un mois — puis l’état de prévention actuellement appliqué ont permis une réduction des homicides qualifiée de « la plus importante des 25 dernières années ».

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Démantèlement des réseaux criminels

Le chef de l’État a également affirmé que la stratégie a contribué à couper les liens entre les chefs de gangs incarcérés et leurs complices opérant dans les rues, grâce au renforcement du contrôle des établissements pénitentiaires et à des « opérations chirurgicales » dans les quartiers les plus affectés par la violence.

Par ailleurs, les forces de sécurité ont démantelé 70 caméras installées par des groupes criminels pour surveiller certaines communautés et faciliter la commission de délits.

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Amérique centrale

Verdict attendu sous 30 jours dans le plus grand scandale de corruption du Panama

Le procès dans le cadre de l’affaire Odebrecht au Panama devrait s’achever ce vendredi, après plusieurs semaines d’audiences au cours desquelles le ministère public a lié l’ancien président Ricardo Martinelli et une partie de son entourage à un présumé réseau de pots-de-vin mis en place par l’entreprise brésilienne Odebrecht.

À l’issue des débats, la juge disposera d’un délai maximal de trente jours pour rendre son verdict à l’encontre des personnes poursuivies pour blanchiment de capitaux, un délit qui aurait été commis au moyen de structures financières établies dans des pays tiers.

Le parquet a appuyé ses plaidoiries finales avec des éléments de preuve fournis par le Département de la Justice des États-Unis, la police d’Andorre ainsi que par des déclarations de collaborateurs brésiliens. Le procès d’Odebrecht aux États-Unis a également été évoqué, notamment la condamnation des fils de l’ancien président, qui ont reconnu avoir versé des pots-de-vin sur « ordre du père ».

Les trois procureurs ont requis des peines contre 16 des accusés, dont Ricardo Martinelli et plusieurs anciens ministres de son gouvernement (2009-2014), tandis qu’ils ont demandé l’acquittement de cinq autres personnes.

Considéré comme le plus grand scandale de corruption de l’histoire du Panama, le procès arrive à son terme après avoir été reporté à six reprises depuis 2023, en raison de motifs administratifs, de défauts de notification à certains accusés et d’une enquête intermittente ouverte en 2015.

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Amérique centrale

José Rubén Zamora affirme qu’il ne cédera pas face aux poursuites judiciaires

Le journaliste guatémaltèque José Rubén Zamora Marroquín a déclaré qu’il ne se rendra pas face à la persécution judiciaire qui l’a maintenu en prison depuis juillet 2022 et qui le place désormais en résidence surveillée, après avoir obtenu une mesure de substitution le 12 février dernier.

Dans une interview accordée à l’agence EFE à son domicile, il a affirmé que la possibilité d’un retour en détention reste réelle en raison des appels déposés par le ministère public.

Zamora a expliqué que sa priorité est d’obtenir l’annulation de la Fundación Contra el Terrorismo, une organisation d’extrême droite qui s’est constituée partie civile contre lui et dont les dirigeants sont sanctionnés par les États-Unis.

Il a également indiqué vouloir « ouvrir des poursuites pénales contre la procureure générale (Consuelo Porras Argueta), contre (la procureure) Cinthia Monterroso et contre le juge (Fredy Orellana) », qu’il tient pour responsables de son incarcération pour des accusations de blanchiment d’argent et d’entrave à la justice qui, selon lui, n’ont pas été prouvées.

Le journaliste a raconté que la procureure générale aurait tenté de « forcer » une relation cordiale avec lui en 2019 et les années suivantes, en l’invitant à des réunions au ministère public. Il affirme qu’à une occasion, elle lui aurait reproché ses publications de manière véhémente. Zamora estime que ces épisodes ont marqué le début des poursuites judiciaires engagées contre lui.

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