International
La Cour suprême brésilienne confirme la détention préventive de Jair Bolsonaro
La Première Chambre de la Cour suprême du Brésil a atteint, ce lundi, la majorité nécessaire pour confirmer l’ordre de détention préventive émis samedi contre l’ancien président Jair Bolsonaro, qui restera incarcéré dans les locaux de la Police fédérale à Brasilia.
Trois des quatre magistrats composant la Première Chambre ont voté en faveur de la décision rendue par le juge Alexandre de Moraes, rapporteur de l’affaire dans laquelle le leader d’extrême droite a été condamné pour tentative de coup d’État. Le jugement, mené de manière virtuelle, sera conclu une fois que la dernière magistrate, Cármen Lúcia Antunes, aura rendu sa décision.
Le premier à voter fut Moraes lui-même, qui avait transformé samedi l’assignation à résidence de Bolsonaro en détention préventive, ordonnant son transfert vers une cellule de la Police fédérale.
Il a été suivi par les juges Flávio Dino et Cristiano Zanin, tous deux nommés à la Cour suprême par le président Luiz Inácio Lula da Silva — le premier ayant été son ministre de la Justice et le second son avocat personnel.
Dans son vote de ce lundi, Moraes a souligné que, lors de l’interrogatoire auquel Bolsonaro a été soumis dimanche, l’ex-président a de nouveau admis avoir « neutralisé son bracelet électronique », dispositif destiné à contrôler ses déplacements. Ce geste constitue, selon le juge, une « faute grave » et une violation claire d’une mesure judiciaire, traduisant un manque de respect envers la Justice brésilienne.
Pour le magistrat instructeur, cette infraction, manifestement motivée par la volonté d’entraver la surveillance de son assignation à résidence, confirme l’existence d’un « risque imminent de fuite ».
Il a également cité l’appel lancé par Bolsonaro à ses partisans pour organiser une veillée près de sa résidence, initiative qui, selon Moraes, pouvait être utilisée pour provoquer des troubles et renforce ainsi la thèse d’un risque concret de fuite.
International
Trump promet des bombardements prolongés contre l’Iran jusqu’à atteindre son objectif
Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé samedi que la campagne de bombardements contre l’Iran se poursuivrait toute la semaine, ou « aussi longtemps que nécessaire pour atteindre notre objectif ».
Dans un message publié sur Truth Social, le chef d’État a averti que l’offensive ne s’arrêterait pas avant d’avoir atteint son but de « PAIX AU MOYEN-ORIENT ET, EN RÉALITÉ, DANS LE MONDE ».
« Les bombardements intenses et précis se poursuivront sans interruption toute la semaine, ou aussi longtemps que nécessaire pour réaliser notre objectif de PAIX AU MOYEN-ORIENT ET, EN VÉRITÉ, DANS LE MONDE », a-t-il écrit.
L’opération militaire conjointe avec Israël, baptisée « Epic Fury », a débuté à 1h15 du matin samedi. Elle a visé des installations du Corps des gardiens de la révolution islamique, des sites de lancement de missiles balistiques et de drones, des aérodromes militaires ainsi que des systèmes de défense aérienne iraniens.
Selon la Société du Croissant-Rouge iranien, plus de 200 personnes ont été tuées et près de 750 blessées à la suite des frappes. Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a indiqué enquêter sur des informations faisant état d’un possible impact sur une école de jeunes filles dans le sud de l’Iran, où des autorités locales ont signalé la mort de plus de 80 élèves.
Plus tard, Donald Trump a annoncé le décès du guide suprême iranien, Ali Khamenei, mettant fin à un règne de 36 ans — une information que le gouvernement iranien n’a confirmée que dans la nuit de dimanche.
International
États-Unis–Iran : plus de 45 ans de tensions et une nouvelle escalade
Les relations entre les États-Unis et la République islamique d’Iran traversent l’un de leurs moments les plus délicats dans un conflit dont les racines remontent à la Révolution islamique de 1979.
Plus de 45 ans de méfiance, de sanctions, d’affrontements indirects et d’épisodes militaires ont marqué un lien qui connaît aujourd’hui une nouvelle escalade, aux conséquences imprévisibles pour le Moyen-Orient et la communauté internationale.
La rupture officielle entre les deux pays est intervenue après la Révolution islamique menée par l’ayatollah Ruhollah Khomeini, qui renversa le shah Mohammad Reza Pahlavi, allié stratégique de Washington.
La même année, la prise de l’ambassade américaine à Téhéran et la crise des otages — qui dura 444 jours — ont scellé des décennies d’antagonisme politique et diplomatique.
Depuis lors, Washington a imposé plusieurs vagues de sanctions économiques contre Téhéran, l’accusant de soutenir des groupes armés dans la région et de développer un programme nucléaire à des fins militaires. De son côté, l’Iran a dénoncé l’ingérence américaine et consolidé des alliances régionales pour contrer l’influence des États-Unis au Moyen-Orient.
Au fil des décennies, la confrontation s’est manifestée indirectement au Liban, en Syrie, en Irak et au Yémen. L’un des épisodes les plus critiques s’est produit en 2020, lorsque les États-Unis ont mené une frappe ayant tué le général Qasem Soleimani, haut commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique. Cette opération a entraîné des tirs de missiles contre des bases américaines en Irak.
Le programme nucléaire iranien constitue un autre point central de tension. En 2015, sous l’administration de Barack Obama, le Plan d’action global commun (JCPOA) a été signé afin de limiter l’enrichissement d’uranium iranien en échange d’un allègement des sanctions.
Toutefois, en 2018, les États-Unis se sont retirés unilatéralement de l’accord sous la présidence de Donald Trump et ont rétabli de lourdes sanctions.
Au cours de la dernière année, des attaques visant des installations nucléaires iraniennes ont ravivé la confrontation directe. Téhéran a dénoncé des bombardements contre des infrastructures stratégiques liées à son programme atomique, ce qui a accru les tensions régionales et suscité des menaces de représailles.
International
Des médias israéliens annoncent la mort d’Ali Khamenei, l’Iran dément
Des médias israéliens ont rapporté samedi soir que le guide suprême de Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait été tué lors de frappes menées par les États-Unis et Israël, et que son corps aurait été retrouvé.
Plusieurs médias israéliens, dont i24 News, Canal 12 et Canal 11, ont cité de hauts responsables israéliens affirmant que l’État hébreu disposerait de preuves permettant d’authentifier la mort de Khamenei.
Téhéran n’a pas confirmé ces informations. Un responsable iranien, cité par les médias d’État, a dénoncé une « guerre psychologique » menée par l’ennemi.
Plus tôt dans la journée, des médias iraniens avaient indiqué que le guide suprême supervisait personnellement la riposte de l’Iran aux attaques américaines et israéliennes en cours. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, a affirmé que presque tous les responsables iraniens, à l’exception d’un ou deux commandants, étaient « sains et saufs et en vie ».
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